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La Pologne intervient plus intensément auprès de la crise en Géorgie.

mardi 12 août 2008.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > International > La Pologne intervient plus intensément auprès de la crise en Géorgie.
 
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Dimanche dernier, le Président de la République de la Pologne, Lech Kaczyński, est venu passer un coup de téléphone à son ami , le président français Nicolas Sarkozy, afin de pouvoir envisager la réponse de l’Union Européenne auprès de l’assaut militaire que vient de subir la Géorgie par l’armée russe. Ce n’est pas la première fois que le président polonais a averti et aidé son ami le président géorgien, ce qui se passe « étant d’autant plus prévisible qu’on sentait que la Russie aurait à coeur d’intervenir militairement dans la région indépendantiste d’Ossétie du Sud, en vue de s’attaquer aux Oléoducs et imposer sa suprématie géopolitique sur le continent européen. L’heure est d’autant plus grave à l’heure actuelle que la Russie, principal attaquant dans l’affaire, disposera de son droit de veto au sein de l’Organisation des Nations Unies. Quand à la Chine, qui organise actuellement les Jeux Olympiques, il lui sera difficile de voter une disposition d’entrer en conflit armée, surtout qu’elle est elle-même critiquée avec sa position vis à vis des régions indépendantes tibétaines et musulmanes. Pour ce qui est des États Unis d’Amérique, leur position est relativement proportionnelle à leurs intérêts économiques : une bonne guerre en Irak se justifie pour les intérêts pétrolifères, mais la crise des Balkans laissait place à un conflit latent. La crise géorgienne, de cette Géorgie localisée en Europe Orientale, et non pas comme l’un des États membres des États Unis d’Amérique, est laissée à l’abandon. La seule entité géopolitique qui peut sauver ce pays reste l’Union Européenne qui doit, coûte que coûte, s’opposer aux forces armées russes. La Géorgie correspond aux critères subjectifs et objectifs des nations de culture européenne. Ce pays aspire, via l’extension de la coopération européenne orientale, à devenir l’un des prochains membres de l’Union Européenne, et ceci grâce aux relations très étroites et amicales du président polonais avec le président géorgien, mais aussi grâce aux projets de coopération et de développement qui ont été présentés auprès des autorités de Bruxelles par les Premiers Ministre polonais et suédois, dans le but d’intégrer l’Ukraine, la Géorgie, la Biélorussie, dans l’Union Européenne. L’Ukraine et la Géorgie avaient aussi prévu d’entrer dans le Pacte de l’Atlantique Nord. mip2008cpgrdk

La crise s’explique pour des raisons géostratégiques. La Russie, qui s’est débarrassé de son régime communiste, n’a pas su devenir une démocratie. C’est devenu une pure oligarchie, où les plus riches forment une gigantesque mafia, et pour assouvir le mécontentement des couches populaires, Vladimir Putin a compris que ce qui calmerait la population russe, c’est d’entretenir un nationalisme plus que démesuré. La Grande Russie perd de ses zones d’influences, l’Europe progresse, l’OTAN aussi. Ce gigantesque pays doit se protéger aussi contre les divisions internes, car il possède à l’heure l’un des sous-sols les plus riches en matières premières. Malgré la totale désorganisation économique, le seul atout de la Russie reste les richesses de son sous-sol, et elle entend bien l’utiliser pour mener à terme d’autres objectifs géopolitiques. La Géorgie est une proie de taille très faible, sur lequel réside l’Ossétie du Sud, une région revendiquant son indépendance. C’est l’aubaine russe : appuyer les revendications indépendantistes pour miner l’organisation d’une nation. Peut on reprocher à la Russie d’appuyer un mouvement d’indépendance ? C’est toute la question de la définition d’une nation, Ernest Renan et Fichte se posant comme de bonnes piqûres de rappel. Avant d’appuyer un mouvement d’indépendance, il faut étudier ce à quoi nous nous apprêtons à défendre. Le sujet est d’actualité, il suffit de jeter un coup d’oeil sur celle des Jeux Olympiques de Pékin et de la crise tibétaine. Défendre un peuple et sa culture est une très bonne chose, mais on doit se poser de bonnes questions : est ce que cela doit passer indéniablement par l’indépendance ? Est ce qu’une nation peut laisser apparaître des différences culturelles ? Il y a des États Fédéraux qui ont répondu à cette question, certains sont de très bons exemples, comme la Suisse, d’autres moins, comme la Belgique, mais la Suisse s’est créée d’elle même, pas la Belgique. Et regardons ce que demande le Dalaï-lama : la reconnaissance de sa culture, il n’a jamais mentionné un gouvernement indépendant. On est donc loin de l’exigence du Tibet libre, et les relations internationales se sont toujours construites à partir de négociations, de compromis. L’intervention du conflit armée est la conséquence de l’échec de ces négociations.

Ici, il s’agît d’appuyer un mouvement d’indépendance en vue d’occuper géographiquement une sphère d’influence économique, autant dire que soutenir une telle indépendance est déjà viciée de toute forme humanitaire. Défendre l’indépendance totale tibétaine, cela peut aussi être perçu subjectivement comme une tentative occidentale démesurée de mettre un frein au dragon chinois qu’on estime menaçant : cela a du bon, mais aussi du mauvais. Les relations internationales sont bien plus complexes que le simple fait de prendre une position partisane : il convient de les étudier en profondeur, avec le maximum d’objectivité. Après tout, les populations flamandes du nord de la France au dix neuvième siècle ont aussi fait l’objet de persécutions et de répressions, sous prétexte que ces gens parlaient leur langue locale, qui n’avait rien à voir avec le ch’ti, mais qui n’était ni plus ni moins la langue néerlandaise déclinée en un dialecte propre au Westhoek.

Le ministre français des affaires étrangères, Monsieur Kouchner Bernard, s’est rendu à Moscou ainsi qu’à Tbilissi, c’est à dire la capital de la Géorgie afin de tenter de trouver une solution au conflit géorgien. Le président polonais s’est aussi entretenu en la matière avec Nicolas Sarkozy et ce d’autant plus que le président français assure en ce moment la présidence de l’Union Européenne jusqu’à la fin de l’année. Il s’agît pour le président polonais de faire en sorte que l’Union Européenne s’oppose à l’impérialisme de la Russie. Si personne ne réagit face à cette invasion, il n’est pas impossible que le nationalisme russe pousse la Russie à aller conquérir les anciennes nations qui étaient passées sous le contrôle de l’ancienne Russie soviétique. Le directeur des affaires étrangères de la chancellerie présidentielle polonaise, Mariusz Handzlik, a expliqué que le président polonais avait aussi pris contact avec le président Géorgien, Saakashvili Mikheil, ainsi qu’avec l’ambassadeur de la Géorgie en Pologne. Il s’est aussi entretenu avec le président lituanien Valdas Adamkus et avec le président ukrainien Wiktor Juszczenko.

Le ministre polonais des affaires étrangères, Radosław Sikorski, a demandé à ce qu’une force internationale de la paix soit envoyée en Géorgie. Cette décision pourrait être prise lors du prochain sommet des diplomates de l’Union Européenne. Pour l’instant, l’Union Européenne a offert plus d’un million d’euros pour les victimes de guerre. On compte dorénavant plus de 2000 personnes qui viennent de trouver la mort dans le conflit géorgien.

Le Dossier du conflit entre la Géorgie, l’Ossétie et la Russie.

Pétition en soutien au peuple Géorgien et contre l’occupation de la Géorgie par l’armée russe.

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