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Le Magazine International Polonais
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La presse française commencerait à se réveiller vis à vis de Katyń.

dimanche 11 avril 2010.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > Histoire > La presse française commencerait à se réveiller vis à vis de Katyń.
 
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Mesdames, Messieurs, Szanowni Państwo, chers amis,
Veuillez trouver ci-joint un court article de moi saluant la chronique de Philippe Labro consacrée à Katyń dans Le Figaro de lundi dernier.
Le journal a publié une partie de mon texte, paru en intégralité sur le site.
Je vous transmets aussi l’annonce d’une conférence que je donnerai le 19 mai à l’Université Populaire du Savoir de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Bien à vous,

NDLR : Elisabeth G. Sledziewski nous a fait part d’un article traitant d’un changement de point de vue de la presse française relativement aux événements relatifs au massacre de Katyń. Il reste toutefois intéressant de noter quelques points.

  • D’une part, cela intervient le 7 avril 2010, c’est à dire lors de la rencontre entre les représentants politiques polonais et russes lors de la commémoration de Katyń. Est ce que l’évolution des relations internationales est susceptible d’influencer certains points de vue journalistiques ? Nous faisons d’ailleurs remarquer qu’à ce niveau, ici sur le Magazine International Polonais, nous avons toujours eu une stratégie avant gardiste, où nous avons su mettre les accents vis à vis de certains problèmes qui n’étaient que très partiellement soulignés dans la presse française.
  • D’autre part, l’article de revue de presse commentant l’article journalistique, met en valeur le fait qu’il y a un contraste vis à vis de la réception du film Katyń de Andrzej Wajda. Autant le journal Libération disposerait d’un journaliste, qui se serait ouvert quelques années plus tard, autant le journal Le Monde disposerait d’un journaliste qui se serrait renfermé dans son obscurantisme il y a de cela plus d’un an, même si le journal a reconnu l’erreur de son journaliste. Néanmoins, l’article le plus débile vis à vis de ce film a été composé par le journal L’Humanité, journal qui brille par son incompétence la plus totale en matière intellectuelle. mip201004cpgrdk
  • L’article de Elisabeth G. Sledziewski aborde la faible diffusion du film Katyń en France. Le problème ne vient ni de la presse française, ni du public français, mais bien de la société Kinovista qui n’en avait absolument rien à faire de ce film, il s’agissait uniquement de remplir au maximum les salles, le culte du bénéfice au détriment de la culture. Quand on connaît le manque de sérieux de cette entreprise, dirigée par un idiot de président qui n’hésitait pas à aller pomper et recopier de nombreux articles de presse sans l’accord des auteurs, on est tout de suite fixé vis à vis de la crédibilité de cette entreprise. Cet imbécile de directeur de Kinovista, Charles-evrard Tchekhoff , est bien le premier des gros imbéciles à qui il était plus que prudent de ne pas laisser la diffusion de ce chef d’œuvre polonais.

Philippe Labro salue les morts de Katyń.

Philippe Labro, chroniqueur du Figaro, touche juste en consacrant son "Regard" du 5 avril dernier à la tragédie de Katyń et à sa longue postérité de mensonges d’État (Katyń, d’hier à aujourd’hui).Les tabous qui entourent ce crime de masse stalinien sont loin d’être levés, en France notamment, où les souffrances de la Pologne pendant la dernière guerre ne sont jugées dignes d’intérêt et de compassion que lorsqu’elles concernent le peuple juif.

Le propos du chroniqueur appelle toutefois deux nuances.

L’une porte sur le nombre des victimes : dans l’état actuel de nos connaissances (non encore définitives, des pans importants du dossier Katyń demeurant enfermés dans les archives russes), c’est, de l’aveu même des ordonnateurs du massacre, un total de 27 500 "nationalistes polonais" que le NKVD liquida comme "ennemis de classe" au printemps 1940, sur plusieurs sites biélorusses et ukrainiens. Les officiers formaient le plus gros contingent de victimes, mais comme le rappelle justement Philippe Labro, c’étaient les élites polonaises dans leur ensemble qui étaient visées en la personne de lettrés, de hauts fonctionnaires, de religieux, de représentants des professions libérales, fusillés par milliers.

L’autre nuance porte sur la réception en France du film de Wajda, Katyń. Si cet opus fut en effet fort mal diffusé et donc fort peu vu à sa sortie (tardive), il y a un an, il eut également à pâtir d’une critique qui, contrairement à ce qu’écrit M. Labro, ne fut pas "unanime" à le louer, mais lui intenta parfois, notamment dans les colonnes du journal Le Monde (1° avril 2009), un procès aussi absurde que scandaleux : selon Jean-Luc Douin, le film encourait le double reproche 1) de renvoyer dos à dos nazis et soviétiques, 2) de nier la Shoah ! Autant dire que Wajda aurait dû 1) éviter de froisser la glorieuse mémoire du NKVD en remuant la boue de Katyń, 2) faire, à la place, un film sur l’extermination des juifs.

L’abcès Katyń est en train de crever sur la scène de l’histoire. Cette laborieuse émergence de la vérité a commencé il y a vingt ans, avec l’aveu solennel de Gorbatchev. Elle prendra sans doute encore du temps, l’énormité du crime, puis du mensonge, n’ayant d’égale que la lourdeur persistante de leur enjeu géopolitique dans les rapports russo-européens et surtout russo-américains, même à l’heure du nouvel accord START...

Avec la rencontre Tusk-Poutine du 7 avril dans la forêt de Katyń, en présence de Wałęsa et de Wajda, avec l’hommage rendu par les deux premiers ministres aux victimes polonaises de la machine de mort communiste, des abîmes ont été refermés pour toujours. Les conditions sont désormais réunies pour que, comme l’a espéré Donald Tusk, l’on réussisse enfin, de part et d’autre, à "transformer le mensonge en réconciliation".

Elisabeth G. Sledziewski (Université de Strasbourg)

Date : 19 Mai 2010 (Mercredi) de : 19:00 A : 21:00
Catégorie : Conférence - Colloque

Description de l’événement : Elisabeth G. Sledziewski (Université de Strasbourg), auteure de "Varsovie 44, récit d’insurrection" (éd. Autrement, 2004), sera l’invitée de l’Université Populaire du Savoir (Sainte-Geneviève-des-Bois, Essonne) sur le thème "La Pologne en guerre : une mémoire brouillée". La conférence, suivie d’un débat, s’interrogera sur le brouillage de la mémoire collective occidentale, et française notamment, concernant le martyre et la résistance de la Pologne pendant la II° Guerre mondiale.

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