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Lech Wałęsa demande au Pape Benoît XVI d’agir pour les dissidents cubains.

dimanche 25 mars 2012.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > International > Lech Wałęsa demande au Pape Benoît XVI d’agir pour les dissidents (...)
 
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Celui qui fut l’un des principaux héros de la révolte des travailleurs polonais dans les chantiers de Gdańsk, contrôlés à l’époque par les autorités soviétiques, Lech Wałęsa, et activiste du syndicat Solidarność ( ce qui signifie en français Solidarité ), vient de faire une déclaration au sujet du voyage du Pape Benoît XVI qui doit se rendre à la Havane cette semaine, à Cuba. Lech Wałęsa a tenu à souligner la portée symbolique d’un tel voyage à Cuba et à la comparer à la portée historique du voyage qu’avait entrepris le Pape Jean Paul II en Pologne en 1979.

Lech Wałęsa a ainsi rappelé la prière qui avait été prononcée par Jean Paul II à Varsovie : « Que descende ton Esprit ! Et qu’il renouvelle la face de la terre. De cette terre ! ».

Lech Wałęsa a expliqué qu’une année plus tard était né un mouvement pacifique de protestation à Gdańsk, ouvrant la voie des libertés politiques en Pologne. Il a demandé à sa sainteté le Pape de se remémorer celles et ceux qui ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques.

Des demandes émises par des prisonniers politiques en vue de rencontrer le Pape Benoît XVI sont restées sans réponse. Par ailleurs, il n’a jamais été possible pour le Pape Jean Paul II de pouvoir rencontrer les dissidents politiques cubains même lorsque celui – ci s’était déjà rendu à Cuba en 1998.

Mercredi dernier, Amnesty International a ajouté quatre autres ressortissants cubains sur la liste internationale des prisonniers de conscience Ces prisonniers sont les seuls à Cuba à avoir reçu une telle désignation. mip201203cpgrdk

L’organisation Amnesty International, dans l’une de ses déclarations : « Le gouvernement cubain effectue en permanence une campagne de harcèlement et de détentions à court terme à l’encontre des opposants politiques afin de les contraindre à arrêter d’effectuer leurs demandes de respect des droits politiques et civils. Toute critique du gouvernement est interdite à Cuba et fait l’objet de répressions. »

Entre temps, une cinquantaine de personnalités éminentes, comme par exemple l’archevêque Desmond Tutu, ou encore le philosophe Andre Glucksmann, ont signé une lettre ouverte demandant aux autorités cubaines de respecter les droits de l’homme.

Un voyage d’espérance.

D’après le Père Federico Lombardi du Vatican, ce voyage se veut être un message d’espoir pour toute l’Amérique Latine, et s’inscrit à l’encontre de l’embargo pratiqué par les États Unis d’Amérique sure Cuba, puisque cet embargo contribue à faire souffrir la population locale tout en ne réussissant pas à atteindre son objectif.

Par ailleurs, il est prévu que le Pape rencontre l’actuel dirigeant qu’est Raoul Castro, mais il se peut qu’il soit amené à rencontrer l’ancien dirigeant, Fidel Castro. Lombardi a également annoncé qu’il n’était pas prévu de rencontre avec les prisonniers politiques et a refusé toute déclaration vis à vis d’un éventuel entretien du souverain pontife avec les autorités cubaines concernant le respect des droits de l’homme.

À la Havane, la police a du évacué 13 opposants politiques d’une église catholique et qui occupaient les lieux depuis trois jours en vue de pouvoir s’entretenir avec le Pape. Orlando Marquez, l’un des représentants de l’église catholique, a effectué une déclaration à travers le magazine du parti communiste cubain, Granma, expliquant que la police avait dû être appelée après plusieurs tentatives infructueuses visant à persuader les opposants à quitter l’église qui est située au centre de la Havane. L’opération qui s’est déroulée dans l’église a été jugée comme illégitime et irresponsable, et risquant de mettre en péril la visite du pape. L’Église cubaine, qui avait aidé par le passé des dissidents cubains, désire que la visite du pape se passe dans la plus grande sérénité et harmonie. Malgré les répressions et discriminations auxquelles ont été assujettis la population catholique depuis le début de la révolution cubaine, les relations entre les autorités catholique et cubaine ont commencé à s’améliorer depuis le début des années 1990, et ce processus n’a eu de cesse de s’intensifier depuis la visite de Jean Paul II ainsi qu’en 2010 lors d’une entente entre l’Église catholique et Cuba à l’égard des prisonniers politiques.mip201203cpgrdk

Parmi les motifs invoqués pour le voyage à Cuba, on compte le bicentenaire de l’indépendance des peuples latino-américains ainsi que le quatrième centenaire de la découverte de la statue de Notre-Dame de la Charité du cuivre, patronne de Cuba. Il s’agît également d’aider Cuba à s’ouvrir sur le reste du monde, dans un climat de liberté, de développement, et de réconciliation.

Les nombreuses atteintes aux droits fondamentaux, rapportées par des organisations internationales.

D’après l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) , le gouvernement cubain effectue des répressions permanentes à l’encontre des droits de l’homme, dont des cas de torture, d’arrestations arbitraires, de procédures judiciaires inquisitoires, et d’exécutions sans procès. L’organisation Amnesty international rejoint HRW sur de nombreux points, mais les deux organisations diffèrent, en ce que Amnesty International est fondée sur une constitution pluraliste des membres qui la composent, tandis que la presse américaine critique le financement de HRW, qui viendrait à la fois de l’organisation Soros ainsi que du département étasunien aux affaires étrangères. Qui plus est, HRW a souvent été jugée comme impartiale au sujet de nombreux points de conflits géopolitiques, notamment à l’égard de l’Amérique en évitant de condamner le coup d’État dont fut victime le président haïtien Jean-Bertrand Aristide en 2004 ou encore celui temporaire dont fut victime Hugo Chavez en 2002. Cette organisation est également critiquée pour avoir adoptée des positions pro-palestiennes lors des opérations israéliennes contre le Hezbollah en 2006.

Concernant les exécutions d’opposants politiques, leur nombre exacte relève des données transmises par des historiens, dont tout indique qu’elles ont continué jusqu’en 1970. Les autorités cubaines avaient tenté de les justifier en expliquant que la peine de mort devait s’appliquer à toute personne menant une activité hostile à la stabilité du pays. Entre 1959 et 1993, il y eu plus de 1,2 millions de réfugiés cubains qui sont venus s’installer en Floride. En 1986 a été mis en place à Paris un tribunal de Cuba, réunissant les témoignages de réfugiés cubains concernant des cas de camps de travail forcé ainsi que de pratiques de torture, parmi lesquelles ont trouvait des cas d’expérimentations biologiques, des interrogatoires violents, faisant état de procès rendus sans audience et sans possibilité de se défendre, ainsi que des cas d’arrestation d’enfants âgés de moins de 9 ans. mip201203cpgrdk

Un rapport émis en 2009 par HRW fait état du fait que Raul Castro a maintenu l’appareil d’État répressif, et que les prisonniers politiques continuent d’être incarcérés en prison, et que Raul Castro a par ailleurs promulgué un certain nombre de lois draconiennes et lancé de nombreux procès afin d’incarcérer tous ceux qui voudraient exercer leurs droits fondamentaux.

Une liberté de la presse intégralement censurée.

Bien que les autorités cubaines aient signé la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la constitution cubaine stipule que « cette liberté ne peut être exercée que dans le seul but de satisfaire aux intérêts de la société socialiste, et que toute création artistique n’est autorisée tant que celle – ci n’est pas contraire à la Révolution. » .

L’ensemble des médias passent à la censure, qu’il s’agisse aussi bien des livres, des journaux, des chaines de radio et de télévision, des films ainsi que de la musique. C’est également le cas du magazine du parti communiste Granma, qui véhicule la propagande du régime cubain. Des journalistes étrangers sont réguliers expulsés de Cuba, ce fut le cas des journalistes polonais Anna Bikont et Seweryn Blumsztajn, qui travaillent pour le magazine Gazeta Wyborcza.

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