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Churchill s’opposa à toute enquête concernant le génocide de Katyn.

vendredi 14 septembre 2012.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > Histoire > Churchill s’opposa à toute enquête concernant le génocide de Katyn.
 
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Les archives nationales américaines viennent de faire le jour sur de nouveaux éléments qui viennent à marquer et dévoiler l’histoire du massacre de Katyn, où plus de 21000 soldats polonais furent exécutés par la police secrète soviétique en 1941 sans aucune forme de procès ni aucun respect des droits humains les plus élémentaires, même en temps de conflit armé. Ces archives démontrent d’une part que les autorités américaine et britannique étaient parfaitement informées de la culpabilité des soviétiques au cours de la seconde guerre mondiale, mais d’autre part, qu’elles en furent plus ou moins complices, comme elles l’ont été au moment de la conférence de Yalta où les alliés « s’étaient partagé l’Europe » ( en référence à la citation du Général de Gaule).

Winston Churchill s’était aussi mis d’accord avec Joseph Staline pour qu’aucune enquête internationale au sujet du massacre de Katyn ne soit menée à l’époque par la Croix Rouge au sein même des territoires allemands occupés. C’est du moins ce que laissent transparaître officiellement les archives concernées.

Cet accord est intervenu entre les deux chefs d’État suite à la requête faite par le dirigeant du gouvernement polonais en exil de l’époque, c’est à dire le Général Sikorski, qui demandait qu’une enquête internationale puisse être menée concernant le massacre de Katyn. Toutefois, comme le Premier ministre britannique ne voulait pas froisser son allié soviétique Staline, il s’est mis d’accord avec lui pour s’opposer à la mise en place d’une telle enquête.

Au sein même du document l’attestant, à savoir un télégramme envoyé à destination de Staline et également envoyé en copie au président américain Roosevelt par Churchill, celui – ci annonce : « Nous devons certainement nous opposer à une quelconque enquête menée par la Croix Rouge Internationale ou par tout autre organisme sur tout territoire sous autorité allemande. Toute enquête de ce genre doit être considérée comme frauduleuse et toute conclusion traduite de ces faits comme pensée terroriste. »mip201209cpgrdk

Par ailleurs, au cours du procès de Nuremberg, l’Union Soviétique ne s’était pas privée de rejeter sa propre responsabilité sur celle des nazis, mais ce n’est qu’au cours des années 90 que la responsabilité des officiers de la police secrète soviétique ne fut reconnue.

L’administration des enregistrements et des archives nationales des États-Unis d’Amérique vient de publier plus de 2000 pages remplies de documents concernant cette affaire lundi dernier, certaines informations ont pu être publiées puisqu’elles ont perdu leur caractère de secret défense. L’ambassade américaine de Varsovie vient de déclarer que son pays venait de contribuer fortement à éclaircir ce passage de l’Histoire vis à vis de ce crime contre la Nation polonaise.

D’après les archives déclassifiées, Winston Churchill aurait expliqué à Staline que le Général polonais Sikorski serait dans une position délicate, et qu’il lui semblait bien difficile de pouvoir revenir sur le territoire polonais pour faire face à l’Union Soviétique. Il précise par ailleurs que si Sikorski devait retourner en Pologne, on risquait de se retrouver avec quelqu’un de pire.

Anthony Eden, alors ministre britannique des affaires étrangères à cette époque, avait enjoint le Général Sikorski de laisser tomber tout appel à mettre en œuvre une enquête internationale vis à vis du massacre de Katyn. C’est aussi ce qu’en rapporte Churchill auprès de Staline le 23 avril 1943 : « À l’égard des fortes sollicitations effectuées par Eden, Sikorski a envisagé de ne plus faire de pression vis à vis de sa requête visant la mise en place d’une enquête de la Croix Rouge et va en informer ainsi les autorités de la Croix Rouge à Berne. Il va également atténuer tout type de polémiques polonaises à ce sujet. Par ailleurs, suite à cette affaire, j’examine la possibilité de mettre sous silence les journaux polonais de ce pays qui auraient tendance à attaquer le gouvernement soviétique et en même temps d’éliminer Sikorski pour essayer de collaborer avec le gouvernement soviétique. »

Churchill était désespéré dans sa tentative de maintenir des relations diplomatiques entre la Pologne et l’Union Soviétique, puisqu’il cherchait à faire en sorte que la propagande nazie ne bénéficie pas des relations tendues entre ces deux pays, mais aussi en vue de faire en sorte que son allié soviétique ne soit pas affaibli. Mais les tentatives britanniques arrivèrent trop tard, puisque l’Union Soviétique n’avait pas abandonné son projet d’envahir la Pologne, en se débarrassant de l’envahisseur allemand présent sur le territoire polonais. L’Union Soviétique n’avait aucune intention de conserver des relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil.

Dans un câble diplomatique envoyé le 25 avril 1945 de Staline à Churchill, celui – ci répondit « Je voudrais souligner que l’interruption des relations soviétiques avec le gouvernement polonais a déjà été prise et qu’à partir d’aujourd’hui, le ministre soviétique des affaires étrangères, Molotov, vient de délivrer une note à cet effet . Une telle action a été demandée par mes collègues dans la mesure où la presse polonaise est sans cesse en train de poursuivre une campagne de plus en plus hostile à l’encontre de l’URSS. »

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